La défense sur Point Fort. L’armée française développe à cette époque une nouvelle conception de la défense. Jusqu’alors, établir une ligne de défense consiste à s’ancrer sur les éléments forts (ville et village) en les occupant massivement. S’il est très difficile pour l’adversaire de s’emparer de la zone investie, les effectifs utilisés pour la défendre sont importants. En date du 18 août 1804, le Maréchal Berthier, ministre de la guerre, donne pour instruction aux Maréchaux Soult, Davout et Ney d’organiser des entraînements mettant en œuvre un nouveau concept défensif. Dans ce schéma, un édifice de la zone est occupé par une troupe d’élite. Il s’agit en général d’une église, d’une battisse fortifiée, ... qui présente un potentiel de protection important. En front de la zone, face à l’adversaire se déploient des tirailleurs. Le reste de la troupe est stationné derrière le village, à l’abris des regards.
Le processus qui s’engage s’articule en 3 phases :
L’adversaire est chassé du village mais va certainement revenir. Et le même développement va se réaliser, amoindrissant progressivement le potentiel offensif de l’adversaire. Ce schéma sera très souvent utilisé durant la période 1805-1815… Outre Jungingen, on peut citer :