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Le Village de Jungingen

Le bataillon d’élite occupe donc Jungingen ; des tirailleurs se sont déployés à l’entrée du village pendant qu’un groupe se barricade dans l’église. A 14 heures, Mack a fait déployer sa deuxième colonne face au village ; composée en première ligne des 8ème et 20ème, elle aligne de plus en soutien deux régiments (11ème et 54ème). Trente escadrons de cavalerie déploient à gauche leurs 2100 cuirassiers et chevau-légers. L’avance commence ; dès que les premiers contacts ont lieu, les deux régiments autrichiens s’organisent en ordre mince, chassant devant eux les tirailleurs français qui cependant assurent un tir meurtrier. Après être entrés dans le petit village, les fantassins s’arrêtent. Toutes les tentatives pour déloger les Français enfermés dans l’église échouent. Les pertes des autrichiens continuent de progresser. A l’extérieur, la cavalerie elle aussi s’est arrêtée. Il est 15 heures ; le général Dupont, resté à Haslach, observe l’enchaînement des évènements ; Prenant la tête du 9ème léger, suivi par le 96ème qui avance en échelon, le général pénètre dans Jungingen. La surprise chez les Autrichiens est grande… les fantassins se rendent en masse. Pendant qu’ils sont évacués vers Haslach, le 9ème léger prend position pour recevoir l’assaut de la seconde vague. Cinq fois les deux régiments autrichiens en soutien vont être repoussés.

La cavalerie autrichienne commence enfin à bouger. Contournant le village par le nord, les deux régiments de cuirassiers et le régiment de chevau-léger Latour rencontrent le 1er bataillon du 96ème organisé en carré. La charge de Latour n’affecte pas la cohérence des français ; Mack est blessé et doit quitter le terrain. L’artillerie à cheval autrichienne vient alors mitrailler les fantassins français, toujours placés en carré. Les pertes sont importantes. Il est temps de faire intervenir les dragons afin d’alléger la pression sur l’infanterie. Le 15ème en première ligne, suivi du 17ème, les dragons chargent mais sont engagés par les deux régiments de cuirassiers. Les dragons français se retirent, se rallient et reviennent à la charge. Ils sont de nouveau mis en fuite après avoir subi des pertes importantes ; l’aigle du 15ème dragon est pris. De nouveau ralliés, ils peuvent maintenant venir soutenir l’infanterie. En effet, la cavalerie autrichienne est à présent désunie et rode plus au nord du côté des chariots français…. Jungingen est resté au 9ème...

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