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Bataille d'Austerlitz

Décembre 1805, le 2. Le soleil se couche et disparaît derrière les hauteurs du Pratzen. Du château d’Austerlitz qu’il occupe le 3 Décembre après avoir passé la nuit au Relais de Poste, il exulte car il a réussi un coup de maître, le plus grand sûrement de toute sa carrière de chef des armées... Sans faire appel à sa réserve, ou si peu, il a défait cette 3ème coalition...

Préambule

Austerlitz le 2 Décembre... Depuis le mois d’Août de cette année 1805, une nouvelle page de l’histoire militaire a été écrite. Après bien des souffrances de part et d’autre, l’armistice est en passe d’être signé.

Revenons à ce début de campagne. Napoléon est au camp de Boulogne. Son projet d’envahir l’Angleterre se dissout alors que l’Amiral Villeneuve, qui doit éloigner la Navy, reste bloqué à Cadix

Il sait qu’à l’Est, les Autrichiens et les Russes vont le menacer, qu’ils ont le projet de venir en France; que les Prussiens, encore neutres, peuvent à tout moment s’associer à cette troisième coalition.

Sa décision est prise. Napoléon enverra ses sept torrents déferler sur l’Europe. Il dicte ses ordres. Que ses 7 corps d’Armée soient prêts à parcourir plus de 1000 kilomètres. Que ses deux corps supplémentaires, la Cavalerie de Murat et la Garde Impériale, assurent cette marche qu’il devine victorieuse.

Après la Capitulation de Mack à Ulm, après une poursuite de plus d’un mois, la Grande Armée est au contact de l’armée russe, renforcée de quelques éléments de l’Armée autrichienne.

Napoléon veut une victoire complète, non un simple engagement avec ni vainqueur ni vaincu; il veut en terminer de cette campagne. Les Autro-Russes ne sont pas tout à fait prêt à l’affronter... Napoléon est à l’Est du plateau du Pratzen. Contre l’avis de ses Maréchaux, il recule, abandonne ce piton de haute valeur défensive. Les Coalisés tombent dans le piège. Quelques escarmouches victorieuses les confortent dans leur sentiment: l’Armée française est en difficulté. Que Napoléon abandonne le plateau du Pratzen est un aveu de faiblesse : il a peur, il recule, il redoute Kutuzov.

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